Edito de juin 2006

 

Le Saint Esprit çà décoiffe ! 


Ce n’est pas pour utiliser une expression plus ou moins à la mode que j’écris sous ce titre, mais c’est parce que, à mon avis, l’image du vent rend très bien compte de ce qu’est l’Esprit auquel est consacré ce numéro.

« Le vent souffle où il veut, et tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va » dit Jésus dans le chapitre 3 de l’Evangile de Jean, capital sur notre sujet.

Ce n’est pas la violence du vent qu’il faut mettre en avant dans la comparaison avec le Saint Esprit. Celui-ci  n’est pas forcément déchaîné. C’est son  caractère insaisissable.

J’en tire deux leçons : d’une part, l’Esprit, manifestation  de la présence de Dieu, se ressent, s’analyse en partie, mais ne peut se définir totalement. Nous pouvons dire ce qu’il n’est pas : pas une force magique, pas un moyen spirite, pas outil intellectuel. Parlons en donc, témoignons à son sujet, comme dans ce bulletin, mais  avec retenue et modestie.

D’autre part nul ne peut prétendre en être détenteur plus ou mieux que d’autres. C’est vrai individuellement, c’est vrai en tant que communauté.  Je ne pense pas que nous soyons trop menacés de nous croire possesseurs exclusifs du Saint Esprit mais peut-être nous croyons-nous parfois plus spirituels que d’autres.

L’important, pour revenir à l’Evangile de Jean  est d’entendre la voix du vent, la voix de l’Esprit. Pour cela il faut être à l’écoute, prêts à être, par moment, décoiffés, changés.

 

Pasteur Olivier Pigeaud

 

 

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<Edito mai 06>