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Au
XVIè siècle :
Les idées de la Réforme, connues
à Bordeaux avant 1525, suscitent immédiatement
l'intérêt des milieux religieux
et parlementaires, et sont diffusées
par le Collège de Guyenne. La première
église est dressée en 1560 ; animée
par deux pasteurs, elle comprend trois lieux
de culte dont un en ville (Maison du Président
de Casle).
Cette affirmation publique
nourrit l'hostilité des catholiques et
celle des jurats et débouche en octobre
1572 sur la "Saint-Barthélémy
bordelaise" qui fit 250 victimes.
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L'Edit de Nantes (1548) mit
un terme provisoire à cet affrontement ;
le culte public fut autorisé et un temple
construit, hors des murs de la ville, à Bègles.
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Au
XVIIè siècle :
Mais dès 1660, les vexations
contre les protestants reprirent : interdiction d'accéder
à certains métiers et entraves à
l'exercice de la religion. Malgré les mises
en garde des intendants qui insistaient sur la contribution
des protestants français et étrangers
à la vie économique de la ville, la
révocation de l'Edit de Nantes (1685) entraîna
la destruction du temple, l'exil d'un certain nombre
de membres de la communauté, l'abjuration
ou l'entrée en clandestinité de la
plupart d'entre eux.
Au
XVIIIè siècle :
Néanmoins, après
1753, l'Eglise se reconstitue : elle célèbre
ses cultes dans un chai aux Chartrons, et dans un
local de la rue du Muguet, et reprend ses activités
spirituelles et sociales. Elle compte parmi ses
membres des familles influentes du négoce.
Au
XIXè siècle :
A partir du XIXè siècle,
le protestantisme est libre ; les lieux de culte
se multiplient (temples du Hâ et des Chartrons)
tout comme les uvres d'éducation (huit
écoles) ou d'assistance : Diaconat, Société
de bienfaisance des dames, Asile de vieillards,
Maison de santé, Association Marie de Luze.
Les protestants bordelais s'engagent dans la vie
civique et participent à des actions interconfessionnelles
publiques et privées.

Au
XXè siècle :
Cette tradition s'est perpétuée jusqu'à
aujourd'hui ; non seulement l'Eglise de Bordeaux
a multiplié ses lieux de culte : Rive droite,
Talence, Caudéran, Mérignac, et créé
autour de chacun de ces pôles, des activités
d'instruction religieuse, de culture biblique, des
mouvements de jeunesse, mais elle a aussi étendu
le réseau de ses uvres sociales (Foyer
pour tous, Foyer Fraternel). Elle a également
multiplié les relations avec les autres composantes
du protestantisme, et les relations cuméniques.
Dans les vingt dernières années, prenant
actes des mutations démographiques et des
nouvelles aspirations religieuses, l'Eglise de Bordeaux
a ouvert le Centre Hâ 32, un lieu de rencontres
et de débats au cur de la ville ; de
même, elle a redéfini les missions
et les compétences des uvres qu'elle
a fondées.
Petite numériquement (moins de 7000 personnes),
l'Eglise réformée de Bordeaux assume,
dans la fidélité, une histoire marquée
par la volonté permanente de présence
et de service dans la cité.
Bibliographie :
Les Protestants et Bordeaux
Séverine Pacteau de Luze - Mollat
- 1999
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