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Sujet du mois de mai 2007
Comment préparer une prédication ?
Comment préparer une prédication ? Ma première réponse, immédiate, est « avec crainte et tremblement », devant la responsabilité d’être au sens propre le porte-Parole pour la communauté. Aussi toute préparation me semble devoir commencer par une prière telle que celle qui précède la lecture des textes bibliques : « Père, ta Parole est pour nous ferment du royaume et germe d’espérance. Que cette Parole nous fasse porter les fruits que tu attends ». Aucune prédication n’est parfaite. Notre regard sur l’Ecriture ne peut être ni neuf ni neutre. Nous dépendons de notre identité, de notre histoire, de notre environnement, de notre communauté. Notre interprétation de la Parole est personnelle, et seul le Saint-Esprit peut la rendre perceptible et efficace pour l’assemblée qui nous écoute. Mais une prédication n’a pas non plus l’obligation d’être parfaite. Elle n’est ni la première, ni la dernière qu’écoutera l’assemblée. Il n’est donc pas nécessaire de dire dans chaque prédication tout ce qui est important pour la foi. Le message que nous annoncerons sera limité, dans son fond et dans sa forme. Il doit seulement être mûri, élaboré et sincère. La prédication a plusieurs caractères spécifiques qui la différencient d’un simple discours. Elle est en général adressée à des amis attentifs et motivés, ouverts mais exigeants, et elle doit être capable d’éclairer cette communauté, tout en restant accessible à une personne de passage, de culture religieuse différente ou inexistante. Par ailleurs la prédication porte sur des sujets vitaux, au sens propre, pour chaque croyant. Son contenu et sa forme ne tolèrent donc ni approximation ni négligence. Enfin il est impressionnant pour le prédicateur de prendre, même très modestement, la suite de tous ceux qui ont été les porte-Parole des écritures. Le texte, objet de la prédication, est en général celui sélectionné par la liste œcuménique européenne (lectures bibliques quotidiennes) pour le jour du culte. Mais il peut aussi bien être imposé par un choix de la communauté, ou encore choisi librement par le prédicateur. La documentation à la disposition du prédicateur, personnelle, paroissiale ou venant d’une bibliothèque, consiste en bibles d’étude avec parallèles et commentaires, synopses (études parallèles des évangiles), atlas biblique, livres de théologie… Il n’y a de limite que celle du temps disponible pour les consulter et les assimiler. Personnellement j’utilise comme base l’édition d’étude de la nouvelle Bible Segond (Alliance Biblique Universelle, 2002).
Le reste relève de l’Art Poétique de Boileau : « Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément »…. Etienne Haegel
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