Sujet du mois de septembre 2007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre ouverte aux adultes de l’Eglise

Bougeons- nous ça chauffe

 

Réchauffement planétaire, biodiversité en péril,
pollution, déforestation…
Nous pensons qu’il y a urgence.

Si nous restons là les bras croisés à regarder
et ne faire que constater,
comment pouvons-nous imaginer
notre devenir de futurs adultes
sereinement et avec optimisme…
Oui malgré nos rires et nos chahuts de jeunes,
nous regardons demain avec une bonne dose d’inquiétude…

Mais qui est responsables,
Nous, vous, les autres … ?
On peut passer du temps à accuser les autres,
c’est sûr il y a toujours ou sûrement
plus fautifs que nous
Mais la terre elle n’attendra pas
que nous ayons fini de tergiverser
pour continuer à se détraquer

D’après la Genèse, Dieu nous a créés en derniers et installésau milieu de sa création pour cultiver et garder la terre…C’est ce qu’on a appris au Kt !

Cela n’implique-t-il pas notre responsabilité
spécifique de chrétiens… ?

Ou alors les mots que nous utilisons
pour dire notre foi
ne sont pas très cohérents
avec ce que nous croyons …

Alors que faites vous,
Individuellement ?
ou ensemble ?
Vous sentez-vous concernés ?
Et que fait l’Eglise …
Que dit-elle sur ce sujet ?

Nous devons changer nos habitudes…
Si dans 50 ans rien n’a bougé,
comment pourrons-nous vous regarder ?

Et nous que dirons-nous à nos enfants ….

Relisez le texte d'Ezéchiel :
« Humain, je te fais guetteur
pour la maison d'Israël.
Tu écouteras la parole de ma bouche
et tu les avertiras de ma part. »
(Ez 3:17 à 21)

Si vous ne le faîtes pas pour vous,
Faîtes le pour NOUS !

Les Post KT

Texte lu au rassemblement Protestant de juin dernier

 

 

 

 

Nous ne pouvons plus dire : « je ne savais pas » !

Toute guillerette dans ce TER Atlantique, j’anticipe mon prochain bain de mer. Arrivée, Papa me dit, « nous allons passer par la plage, voir s’il y a des baigneurs. La baignade est interdite depuis deux jours ». « Ah ! lui dis-je la mer est grosse en ce moment ?» un peu étonnée quand même en cette fin juillet. « Non, la mer est polluée ». Je n’avais pas entendu qu’un énième bateau ait dégazé dans le coin. Il poursuit, « Non, c’est la station d’épuration qui est saturée, elle ne peut plus filtrer, il a plu ces derniers jours ». Récemment, je me suis baignée dans une petite crique et me suis retrouvée environnée de nombre de papiers et petits morceaux de plastique de toutes origines.
Au sortir du culte, Maman raconte l’histoire de la baignade interdite, expliquant que notre petit dernier (3 ans) a une forte gastro qu’elle pense consécutive à l’absorption d’eau de mer le jour qui a précédé l’interdiction. Commentaires : « il faut faire un procès à la mairie » ! Je ne sais pas vous mais moi j’ai une double colère ! Colère pour notre mer si belle, colère contre notre société si prompte à se dégager indivi-duellement et à faire porter la responsabilité sur ceux qui sont sensés « faire pour nous ».
Chacun de nous détient une part de responsabilité. Chacun de nous peut contribuer à économiser l’eau. Habitant en Jordanie, j’ai appris la valeur de cette richesse naturelle et mon comportement a changé : j’ai appris à me contenter de petites douches spartiates, maman a trouvé des stratégies pour l’économiser. Aujourd’hui, l’eau qui sert à laver les légumes, sert à arroser les fleurs ainsi que l’eau de pluie récupérée dans toutes sortes de contenants ! etc…). Il s’agit à la fois de penser et de faire un petit effort !
Chacun de nous peut également contribuer à la protection de la qualité de l’eau en utilisant des produits d’entretien, des produits de jardinage respectueux de l’environnement. Prendre le temps de lire les étiquettes des produits que nous achetons ; le plus dur n’est-il pas de changer nos habitudes ? Oui, nous pouvons faire pression sur le pouvoir politique en nous mobilisant individuellement et collectivement. Et sur ceux qui détiennent le pouvoir de l’argent, en refusant de consommer n’importe quoi ! Je ne suis pas d’un tempérament catastrophiste, je crois en l’intelligence des Hommes. Dieu nous a confié Sa Création. Le chrétien ne devrait-il pas être un écologiste d’avant garde ? L’Homme d’aujourd’hui connaît la complexité des interrelations entre toutes les composantes de cette création. Lorsqu’il intervient sur un maillon d’une chaîne alimentaire, quelle qu’elle soit, il sait que cela a des répercutions, parfois irréversibles. Il ne peut plus dire « Je ne savais pas ».

Sandrine Namblard-Deligny

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Archives

<juin 06>

<juillet/aout 06>

<septembre 06>

<octobre 06>

<novembre 06>

<décembre 06>

<janvier 07>

<févier 07>

<mars 07>

<avril 07>

<mai 07>

<juin 07>